Ma vrai liberté : le jour où j'ai dés-idéalisé l'avis de mes parents
- Marine Vesier
- 10 nov. 2025
- 3 min de lecture
Pendant longtemps, j’ai cru que l’avis de mes parents comptait plus que tout. Qu’ils savaient mieux que moi, qu’ils voyaient plus loin, qu’ils avaient raison parce qu’ils étaient plus âgés, plus éduqués, et mes parents qui plus est.
Et puis un jour, j’ai eu un déclic. Un déclic simple, presque bête :
Mon père, pour nos voisins… c’est juste un voisin. Ma mère, pour la boulangère… c’est juste une cliente.
Et là, j’ai réalisé à quel point je mettais leurs paroles sur un piédestal, simplement parce que c’était “mes parents”.
Le poids de la parole parentale
Quand on grandit, on nous apprend à écouter, respecter, suivre. Et c’est normal : pendant des années, ce sont eux qui nous guident. Mais à l’âge adulte, ce lien d’autorité devient invisible, presque insidieux.
Tu veux changer de travail ?
“Tu es sûre ? Tu as quand même plein d'avantages ici.”
Tu veux voyager seule ?
“Mais tu n’as pas peur ?”
Tu veux poser tes limites
“Tu es relou, tu es égoïste, penses un peu aux autres"
Et souvent, sans t’en rendre compte, tu doutes de toi. Parce que “si maman le dit, c’est sûrement vrai.” Sauf que non.
La vérité, c’est que leur regard est limité à leur propre expérience
Tes parents ne parlent pas de toi, ils parlent depuis eux. Depuis leur époque, leurs peurs, leurs blessures, leur manière de voir la vie.
Quand ta mère te dit “ne pars pas seule”,elle te parle de sa peur du danger, pas de ton capacité à le faire.
Quand ton père te dit “tu devrais être plus raisonnable”, il te parle de son besoin de sécurité, pas de ton intelligence.
Et quand tu te mets à culpabiliser, à douter, à hésiter, c’est souvent parce que tu mélanges amour et vérité.
💡 Le jour où j’ai arrêté de les idéaliser
Le jour où j’ai compris que mes parents n’étaient que des humains - avec leurs forces, leurs failles, leurs contradictions.. ..j’ai ressenti un immense soulagement.
Ce n’était pas du rejet. C’était une reconnexion à ma propre boussole.
J’ai arrêté de chercher leur approbation. J’ai commencé à chercher leur compréhension et parfois, elle ne vient pas. Et c’est ok !
Depuis, mes relations avec eux sont plus pacifiques, plus simples.Parce que je ne cherche plus à les convaincre, je cherche à me respecter.
Ma nouvelle règle : ne prendre l’avis que des gens qui m’inspirent
Je ne demande plus à mes parents leur avis sur ma vie. Pas parce qu’ils ne comptent pas, mais parce qu’ils ne sont pas les mieux placés pour m’aider à avancer dans les domaines qui me font vibrer.
Aujourd’hui, je choisis mes “mentors” par domaine :
Pour le business : j’écoute celles qui ont osé se lancer.
Pour le voyage : celles qui voyagent comme j'en rêve
Pour l’amour : celles qui vivent des relations saines et conscientes.
👉 Ne prends l’avis que des personnes qui incarnent ce que tu veux vivre.
Et toi, quel avis écoutes-tu encore “par automatisme” ?
La prochaine fois que tu t’apprêtes à suivre un conseil “parce que c’est ton père / ta mère / ta famille”,pose-toi cette question :
“Est-ce que cette personne vit la vie que j’aimerais vivre ?”
Si la réponse est non, alors écoute avec respect, mais décide avec liberté.
🔁 En résumé :
Tes parents sont des humains, pas des oracles.
Leur avis reflète leur peur, pas ta vérité.
Tu as le droit de penser différemment sans être “ingrate”.
Et surtout, tu as le droit de te choisir, même si ça dérange.
👉 Si tu veux aller plus loin sur ce sujet et apprendre à poser tes limites sans culpabilité, mon workbook “Meuf de Ouf” t’aide à te reconnecter à toi, à poser tes propres repères, et à retrouver confiance pas à pas.
Avec toutes mes bonnes ondes 🧡
Marine

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